Fou de foot, foot de fou !

Comme je vous le disais en présentation, je suis un grand amateur de foot. Si je suis supporter des Girondins de Bordeaux avant tout, je suis surtout amoureux du beau jeu, du spectacle offert par 23 acteurs qui travaillent tous les jours pour avoir des qualités athlétiques exceptionnelles.

Les produits dérivés dans une boutique de l'Olympique Lyonnais

Mais je trouve que, depuis l’arrêt Bosman qui permet à un joueur ou à un club de racheter les années de contrat restantes pour aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte et le chèque plus gros, le football s’est déconnecté de la réalité.

S’il doit nous permettre de nous évader pendant quelques heures, il se doit aussi d’être exemplaire. Or, aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Tout détailler dans le même article serait beaucoup trop long. C’est pourquoi plusieurs articles seront consacrés à ce sujet.

Pour débuter cette série, je voudrais aborder le sujet du marketing des joueurs de football.

Lors du recrutement d’un joueur, les dirigeants cherchent à voir comment rentabiliser son image. Non pas par les résultats sportifs, mais par l’exploitation marketing de la notoriété du joueur. L’exemple le plus récent est celui de Yoann Gourcuff, transféré des Girondins de Bordeaux vers l’Olympique Lyonnais pour près de 26 millions d’€uros à l’été 2010.

L’ancien joueur Girondin sortait de 2 saisons fastes, avec un titre de champion de France à la clé et une participation à la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Ça, c’est pour le contexte.

Le jeune homme jouit d’un intérêt certain de la gente féminine et c’est cet intérêt de Jean-Michel Aulas a cherché à l’acquérir. Car, avant même sa venue, il avait déjà réfléchi à la façon dont il allait rentabiliser ce transfert.

Joueur accueilli comme une superstar, ventes de maillots, produits dérivés, allant des habituels t-shirt Homme ou Femme aux strings et aux produits adressés aux femmes, le plan marketing était déjà prêt à l’arrivée du joueur dans la capitale des Gaules.

Un autre exemple plus récent est celui du transfert possible de David Beckham au PSG. Le joueur Anglais est en fin de contrat avec les Los Angeles Galaxy, qu’il quitterait sur un trophée, la Major League Soccer.

S’il signe au Paris Saint-Germain, à 36 ans, ce n’est certainement pas pour l’aspect sportif, mais pour l’aspect financier et marketing. Cette arrivée permettrait au club de la capitale de se repositionner sur l’échiquier du football mondial et se présenterait comme un club attractif pour les meilleurs joueurs du monde. Les perspectives sportives n’ont été évoquées que pour balayer d’un revers de main les critiques sur l’intérêt réel de ce transfert.

Vous l’aurez compris à travers ces 2 exemples, l’aspect financier d’un joueur est évalué avant même l’apport de technique, de réalisme et d’efficacité qu’il pourra apporter à l’équipe.
La plus-value potentielle sur la revente du joueur est devenue plus décisive que la perspective de gagner des compétitions ainsi que les titres et le prestige qui y sont associés.
Mais n’est-ce pas « normal » dans un système qui rapporte plus d’argent aux clubs par l’achat, la commercialisation et la vente des joueurs que par la victoire et le triomphe dans les compétitions majeures ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s