Lille – Bordeaux, folie sur le pré

Dimanche 12 février 2012, les Girondins de Bordeaux se déplacent au Stadium Nord de Villeneuve d’Ascq pour y affronter le LOSC Lille Métropole.

Les Girondins n’ont pas marqué depuis 4 matches à l’extérieur avant ce déplacement (Dijon 2-0; Marseille 0-0; Rennes 1-0; Evian-Thonon-Gaillard 0-0), les Lillois sont invaincus chez eux depuis la 2ème journée et la victoire de Montpellier 0-1. Autant dire qu’avant le début de ce match, les spectateurs et téléspectateurs ne s’attendent pas à une avalanche de buts.

Et pourtant, comme à son habitude cette saison, Bordeaux démarre très fort et Nicolas Maurice-Belay, bien aidé par Debuchy qui dévie sa frappe, inscrit le 1er but du match au bout de 2 minutes de jeu.

Les Bordelais se relâchent et laissent le ballon aux Lillois, qui égalisent en 2 temps par Rozehnal. On joue la 7ème minute et déjà 2 buts ont déjà été marqués.

Le jeu se calme un peu, mais les Bordelais, bien emmenés par un Nicolas Maurice-Belay intenable sur son côté gauche, vont reprendre l’avantage. NMB récupère un ballon et déborde sur son côté gauche. Il sert ensuite Gouffran dans la surface. L’attaquant Girondin temporise, voit Ludovic Obraniak en retrait et place le ballon dans sa course. L’ancien milieu de Lille ne se fait pas prier pour crucifier Mickaël Landreau. 1-2 pour des Bordelais ultra-réalistes puisqu’en 2 occasions de but, ils ont scoré 2 fois.

La pause arrive dans un match qui a déjà vu 3 buts. Mais le plus fou reste à venir.

Au retour des vestiaires, les visiteurs reprennent leur marche en avant. Maurice-Belay, toujours lui, s’infiltre une première fois dans le gruyère la défense Lilloise mais bute sur le gardien des Dogues. Une fois, mais pas 2. 50ème minute, Maurice-Belay passe entre les portes du Saloon Lillois que sont Pedretti et Rozehnal et s’en va tromper Landreau qui se couche plus vite qu’une catin en manque pour laisser l’ex-Sochalien inscrire le 1er doublé de sa carrière. Nous en sommes à 1-3.

Mickaël Landreau va se coucher devant Nicolas Maurice-Belay

Quelques instants plus tard, Plasil récupère un bon ballon au milieu de terrain, joue le une-deux avec… Maurice-Belay, impliqué sur les 4 premiers buts de Bordeaux. Plasil résiste ensuite à Rio Mavuba (formé aux Girondins de Bordeaux) et sert Gouffran qui trompe une nouvelle fois Landreau, sorti à l’arrache pour essayer de bloquer son premier poteau ! 1-4 après 60 minutes de jeu pour des visiteurs qui n’avaient inscrit que 8 buts en déplacement jusque-là.

Les Bordelais pensent avoir le match en main, se relâchent et laissent le monopole de l’offensive à Lille.

Mal leur en prend car, sur un coup franc à 30m, Eden Hazard trompe la vigilance de Cédric « Dieu » Carrasso. 2-4.

Le match rentre alors dans 10 minutes de pure folie. 87ème minute, Matthieu Debuchy, oublié par les défenseurs centraux Bordelais, reçoit un ballon qu’il contrôle du pied droit puis expédie dans les filets de Carrasso, qui ne peut que s’asseoir et constater les dégâts. 3-4 et un espoir qui renaît chez les Lillois.

Carrasso retarde plusieurs fois l’échéance, mais sur une énième attaque rouge et blanche, il s’incline pour la 4ème fois de l’après-midi. Pedretti sert Nolan Roux dans la profondeur. L’ancien Brestois fusille le gardien Marine et Blanc qui regarde sa défense, complètement dépitée.

Devant mon écran, je commence à déprimer et à envisager une cure de désintoxication footballistique. Mais le miracle se produit à la 90ème+3 ! Mariano, le latéral Brésilien arrivé au mercato d’hiver, déborde sur le côté droit et centre. Un peu long, le ballon arrive dans les pieds de Ludovic Obraniak qui crucifie ses anciens partenaires et offre la victoire aux Girondins de Bordeaux !

Interrogé par le consultant de Foot+, c’est un Ludovic Obraniak satisfait mais un peu amer qui se présente.

– « Vos 2 buts, c’est un moyen de montrer aux dirigeants Lillois qu’ils ont eu tort de vous laisser partir ? C’est un moyen de prouver votre valeur ? »
– « Le coach m’a eu dans son effectif, il connaît ma valeur ! »

Score final 4-5, de la joie, de la crainte, de la stupeur et une immense satisfaction ! Un ascenseur émotionnel hors-norme et un match complètement fou, qui m’aura fait stressé autant qu’il m’aura réjoui.

Mais, n’est-ce pas pour vivre des émotions telles que celles-ci que nous sommes supporters ?

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