Faut-il légaliser le dopage dans le sport ?

Juillet 1998. Le Tour de France cycliste est entaché par la plus grosse affaire de dopage jamais révélée à ce jour. L’équipe Festina, emmenée, entre autre par Richard Virenque, est exclue de la compétition après que des tests sanguins et urinaires se soient révélés positifs à l’usage de substances illicites. En 2006, c’est Floyd Landis qui remporte le Tour puis est disqualifié pour usage de produits dopants.

Les contrôle anti-dopage, LA solution ultime ?

Plus récemment, Yannick Noah a remis en cause les résultats des sportifs Espagnols, les accusant ou les suspectant d’utiliser « une potion magique » leur permettant de briller dans de nombreux sports.

Aujourd’hui, pour vaincre le dopage dans le sport, 2 solutions s’offrent à nous.

La première, c’est de le légaliser, autoriser les sportifs à utiliser des substances qui leur permettent d’accroître leurs compétences et leurs qualités, à l’instar de la natation, longtemps faussée par un « dopage technologique ». Cet exemple de la natation nous montre une des limites de cette solution. Les sportifs ne seront pas au même niveau en fonction des produits qu’ils absorberont. Sans compter toutes les conséquences néfastes sur leurs organismes. Décès prématurés, cerveau diminué, muscles atrophiés… Les dégâts seraient dramatiques.

De plus, nous créerions ainsi une distance entre le sport professionnel et le sport amateur. Des joueurs comme Adil Rami ou Mathieu Valbuena, évoluant d’abord dans des clubs amateurs, auraient-ils pu s’affirmer en professionnel si le dopage avait été légal en Ligue 1 ?

Des compétitions comme la Coupe de France perdraient de leur charme, les petits devant faire face à un décalage trop important avec les grands.

Il ne reste donc qu’une seule solution. L’interdiction totale du dopage. Le cyclisme se porte d’ailleurs en exemple dans ce domaine, multipliant les contrôles en compétition, effectuant des tests intempestifs hors compétition, et débusquant ainsi beaucoup plus de tricheurs que dans les autres sports.

Pour dissuader les sportifs de tricher, il faut aussi adopter des sanctions exemplaires ! Des suspensions temporaires n’étant pas forcément dissuasives, il faut durcir le ton et ne faire preuve d’aucune clémence envers les tricheurs.

Par exemple, lorsqu’un cas de dopage est avéré, le ou la coupable devrait être interdit(e) de participer aux Jeux Olympiques pour le restant de ses jours. Pendant longtemps, les JO du baron Pierre de Coubertin étaient réservés à des amateurs. L’exclusion des tricheurs permettrait peut-être de les réintégrer.

Les sanctions temporaires devraient également être allongées, couplées avec des amendes lourdes ou des Travaux d’Intérêt Général, tels que des interventions dans les Centres de Formation pour expliquer les méfaits du dopage et les conséquences sur les organismes.

Cependant, cela impliquerait d’adapter les calendriers et de diminuer le nombre de rencontres, de tournois ou de meetings dans une saison, d’organiser moins d’événements. Cela enlèverait du spectacle et, puisque ce dernier élément est la priorité de certains peu scrupuleux, ôterait beaucoup d’argent à gagner.

Mais entre la santé des sportifs et la frénésie des compétitions, les calendriers surchargés et l’aspect financier, il va falloir faire un choix.