Jeux vidéos, réel ou toujours virtuel ?

Les jeux vidéos, de plus en plus réalistes, sont-ils encore du domaine du virtuel ? C’est la question qu’on peut se poser après les multiples déclarations de journalistes non-éclairés, n’ayant jamais tenu une manette de leur vie, ou après la cabale qui poursuit le journaliste Kévin Bitterlin.

Le magazine Joystick a publié un article de ce journaliste sur le dernier Tomb Raider dans lequel il fantasme sur les maltraitances sexuelles que doit subir notre héroïne préférée, Lara Croft.

Mais ses fantasmes sur une héroïne de fiction ne sont pas très bien passées auprès du grand public. En effet, certains dénoncent « une vision érotisée du viol », voire même une « apologie du viol et de la culture machiste », ici par exemple. D’autres prennent, en revanche, le parti du journaliste en revendiquant le droit de fantasmer, même à voix haute, sur une héroïne virtuelle. D’ailleurs, le créateur de Lara Croft ne l’avait-il pas dit lui-même à demi-mot lors de la sortie du premier opus ?

Toby Gard : « Quitte à mater les mêmes fesses pendant tout le jeu, autant qu’elles soient belles »

Par cette phrase, le créateur lui-même nous invite au fantasme sur la belle Lara. Et puis, très sincèrement, qui n’a jamais rêvé de passer une nuit, ou même 1/4 d’heure pour les plus rapides, avec la demoiselle ?

Regard de braise pour la plus sexy des héroïnes. Invitation à la débauche ?

Mais cette cabale envers le magazine Joystick relance une nouvelle fois, s’il y en avait toutefois besoin, l’éternel débat sur les jeux vidéos.

Contrairement à ce que peuvent penser beaucoup de « bien-pensant », les jeux vidéos ne rendent pas violent, que ce soit physiquement, moralement ou sexuellement. Pas plus, en tous cas, que le journal télévisé nous montrant en permanence des images de guerre, du sang et des tripes. Pas plus, non plus, que le film du dimanche soir qui nous montre, à nous, adultes et à nos chères têtes blondes, des hommes se battre, échanger coups de feu, coups de couteau et coup de p*te, le tout avec la bénédiction du CSA.

Les jeux vidéos sont et restent du virtuel. Certes, ils sont de plus en plus réalistes, favorisant l’immersion du joueur, le faisant vivre des émotions par procuration (et par manette). Certains font même preuve d’une violence hors-norme.

Ces jeux-là nous permettent d’extérioriser des accès de violence sur des personnages virtuels qui ressusciteront sitôt la console éteinte, plutôt que sur des personnes réelles, amis ou inconnues, qui auront du mal à se relever, malgré l’intervention du plus doué des médecins.

Si certains dérivent, ce ne peut pas être du seul fait des jeux vidéos. Crise financière, injustice permanente, chômage longue durée, la liste est longue pour expliquer les raisons du passage à l’acte.

Oui, des déséquilibrés mentaux vont tenter de reproduire des scènes vues et/ou jouées dans un jeu vidéo. Mais ils restent toutefois à la marge.

Pour ma part, j’ai souvent joué à GTA, LE jeu décrié par excellence. J’ai conduit comme un taré au volant d’une bagnole de sport, écrasant flics et piétons, renversant les motards qui se dressaient sur mon chemin et canardant les passants depuis le toit d’un immeuble avec un fusil sniper. Et je l’avoue, j’y ai pris un pied monstrueux. Pourtant, vous ne m’avez jamais vu en ouverture du 20h de TF1. Vous n’avez jamais entendu parlé d’un sniper fou qui sévissait dans la belle ville de Bordeaux. Pourquoi y ai-je pris du plaisir ? Non pas parce que je suis un dingue dangereux qu’on devrait enfermer, mais parce que je peux braver « légalement » un interdit, je peux dépasser les limites de vitesse sans craindre pour ma vie, ni pour celle des usagers qui m’entourent.

Man vs. Wild, version GTA. Mais vais-je pour autant aller fusiller des flics en sortant dans la rue ?

De même, lorsque je joue à Tomb Raider, je ne peux m’empêcher d’admirer les courbes affolantes de Lara Croft, de l’imaginer dans certaines situations interdites au – 18 ans. Ça ne signifie pas pour autant que je vais passer à l’acte avec une fille IRL (in real life, pour les non-initiés). Cela ne signifie pas non plus que je ne respecte pas les femmes. Est-ce plus malsain que de coucher à tort et à travers, faisant fi des règles de sécurité sexuelles élémentaires ? Est-ce plus ou moins dangereux que de conduire à 240 sur une autoroute en période de départs ou de retours de vacances ?

C’est l’avantage des jeux vidéos et du monde virtuel. Tout y est possible, sans contrainte, sans jugement et presque sans limite, l’unique barrière étant la limite de l’imaginaire de chacun. C’est pourquoi, comme Kévin Bitterlin, comme la journaliste Peggy Sastre, je revendique le droit de fantasmer comme bon me semble sur les héroïnes virtuelles !

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Équipe de France : et si c’était un problème de formation?

Pour la 4ème fois consécutive, la France et l’Uruguay se sont séparés sur un score nul et vierge.

Je ne reviendrai pas sur ce match ennuyeux au possible, tout juste « agrémenté » par les tentatives désespérées de Christian Jeanpierre pour obtenir le montant du transfert de Robin Van Persie vers Manchester United, officialisé en début de match par Arsène Wenger.

Ce qui me frappe, c’est que depuis 2010, et la reprise des Bleus par Laurent Blanc, nous avons toujours du mal à prendre le jeu à notre compte.

Nasri n’a pas le profil d’un vrai meneur, Valbuena non plus et Martin est encore trop tendre pour pouvoir assumer le jeu de la sélection. Quant à Yoann Gourcuff, le seul qui a un vrai profil de meneur de jeu, il a vécu une période 2010-2012 très difficile, marquée par un transfert vers l’Olympique Lyonnais dont il a eu du mal à justifier le montant, ainsi qu’un certain nombre de blessures et un isolement prononcé au sein de l’effectif Lyonnais.

Le manque de meneurs de jeu Français peut s’expliquer par les choix de formation qui ont été fait par la Fédération après la victoire en 1998-2000. C’est ce que Blanc pointait du doigt peu de temps après son arrivée à la tête de l’Équipe de France, de façon maladroite, mais toutefois avisée.

En effet, comment justifier que, dans une équipe qui veut se revendiquer une des meilleures formations du monde, il n’y ait qu’un seul joueur qui soit capable d’organiser les actions et apporter une cohérence au jeu des Bleus ?

L’Équipe de France peut aligner les milieux défensifs (Mavuba, M’Vila, Diarra, Diaby), les milieux gauches (Malouda, Ribéry), les milieux droits (Valbuena, Ménèz) et éventuellement les relayeurs (Cabaye, Nasri), mais ne dispose que d’un seul milieu pouvant accélerer le jeu, s’exposant ainsi à une blessure ou une méforme dudit joueur.

« Nous sommes 4, mais aucun d’entre nous ne sait comment accélérer le jeu… »

Laurent Blanc l’avait signalé, il faut réviser le système de formation « à la Française » pour que la sélection nationale puisse de nouveau briller au plus haut niveau. L’Allemagne a réussi ce virage, tout comme l’Espagne.

Les 3 dernières compétitions auxquelles elle a participé (Euro 2008 et 2012, et Coupe du Monde 2010) l’ont montré, la France doit se renouveller, au risque de continuer d’aller de déconvenues en désillusions.

Pour préparer au mieux l’Euro 2016, qui se jouera à la maison ?