Et soudain, tout recommence…

Depuis la saison dernière, les Girondins ont un véritable souci avec le temps additionnel. À l’approche de la fin du match, les Bordelais se relâchent et ont pris la fâcheuse habitude d’encaisser un but dans les arrêts de jeu.

Cette saison, pas moins de 4 équipes en ont profité pour inscrire un but : Évian-Thonon-Gaillard, Nice, Ajaccio et Lille.

Si le but inscrit par les Savoyards n’a eu aucune conséquence sur le plan comptable (3 points ramenés grâce à une victoire 3 buts à 2), ceux inscrits par les Niçois, les Ajacciens et les Lillois ont coûté 6 points aux Girondins. 6 points qui aujourd’hui permettraient à l’équipe aquitaine de pointer… à la 1ère place, avec 2 points d’avance sur l’actuel leader Parisien. De quoi attiser les regrets des supporters Marine et Blanc.

Cette fébrilité avait d’ailleurs failli coûter cher aux Marine et Blanc face à Belgrade en Europa League. Menant 2-1 à l’approche du temps additionnel, réduits à 10, les Bordelais avaient encaissé un but qui les avait éliminé l’espace d’1 minute. Le temps pour Ludovic Obraniak d’enfiler le costume de sauveur et d’aller chercher un pénalty, et Yoan Gouffran de rassembler son courage pour le transformer.

Basa égalise et assome les joueurs Girondins

En conférence de presse après Bordeaux-Lille, Francis Gillot et Nicolas Maurice-Belay ont cherché à dédramatiser ce manque d’efficacité défensive dans les dernières secondes du match. En effet, malgré 3 petites victoires et 6 matches nuls, les Bordelais sont à la 6ème place du classement. Mieux, ils restent sur une série de 16 matches sans défaites en Ligue 1. Et font partie du « Duo des Invaincus », avec le PSG.

Certes, la situation actuelle est frustrante pour les supporters qui voient le classement actuel et la position que le FCGB pourrait occuper. Mais il existe des motifs d’espoirs. Il suffit de regarder quelques mois en arrière.

L’année dernière, après avoir craqué après la 90ème minute face à Dijon et (déjà) Ajaccio, les Bordelais s’étaient ressaisis et avaient fini en trombe. Même si le chemin à parcourir cette saison est encore long, on peut espérer que Francis Gillot parviendra à redresser la barre et à remettre dans la tête des joueurs qu’un match ne dure pas 90 minutes, mais 95, comme l’avait justement fait remarquer Yoan Gouffran.

Valentin Vada, enfin Girondin ?

Valentin Vada est un jeune argentin de 15 ans que les Girondins de Bordeaux ont découvert via le Proyecto Crecer, un partenariat de détection de jeunes footballeurs, implanté en Argentine.

Emiliano Sala, aujourd’hui prêté à Orléans avec lequel il a marqué 4 buts depuis le début de saison, est également issu de ce programme.

Valentin Vada sera-t-il Girondin à la fin du mois d’octobre ?

Le « souci » pour Valentin Vada, c’est que la FIFA interdit le transfert de joueurs extra-nationaux de moins de 18 ans, à moins d’obtenir une dérogation de la part de l’instance dirigeante du Football mondial. Et depuis 1 an que les Girondins de Bordeaux, le joueur et ses parents ont trouvé un accord pour que Valentin Vada puisse jouer avec le club au Scapulaire, la FIFA s’oppose obstinément à délivrer cette dérogation.

On a connu l’instance moins regardante et moins tatillonne lorsqu’il s’agissait de l’arrivée de Lionel Messi à Barcelone à 13 ans ou du transfert de Francesc Fabregas du Barça vers Arsenal à tout juste 16 ans.

Avec le fait également que des clubs comme Chelsea, le Real Madrid ou même le FC Barcelone, s’intéressent au jeune Vada, on peut se poser des questions quand à la volonté réelle de la FIFA de trouver une issue en faveur des Girondins, qui passeraient alors à côté d’une pépite du football.

L’avantage, c’est que le père de Valentin Vada a déjà annoncé, depuis l’année dernière, que le joueur ne signerait qu’en faveur du FCGB ou s’en retournerait en Argentine.

Le risque, c’est que Valentin et sa famille, excédés par la lenteur prise par les événements, ne plient les voiles et retournent en Argentine.

Aujourd’hui, mercredi 10 octobre, le club, le joueur et leurs avocats sont présents à Lausanne, en Suisse, pour défendre leur cas devant le Tribunal Arbitral du Sport. La décision finale de la FIFA doit être rendue le 25 octobre prochain.

En espérant que celle-ci soit (enfin) favorable à Valentin Vada et aux Girondins.

Découvrez également l’article que Sud-Ouest lui a consacré au mois d’avril.

Lyon – Bordeaux, hold-up à la Bordelaise

Je voudrais revenir sur le match Lyon-Bordeaux qui venait conclure la 7ème journée de Ligue 1, le dimanche 29 septembre 2012. Et oui, je serai partisan. Mais je ne suis pas journaliste, je n’ai aucun devoir de réserve !

Bordeaux s’est imposé 2 buts à 0 au terme d’un match pourtant dominé par Lyon.

Si les Bordelais étaient venus pour défendre, on pourrait au moins leur reconnaître qu’ils ont réussi leur mission.

Alors certes, cela défrise Pierre Ménès ou Vincent Duluc que le vainqueur ne fut pas Lyon. Mais il faut saluer la rigueur tactique imposée par Francis Gillot à ses ouailles. Défendre pendant 65% du temps n’est pas chose aisée. Bien défendre pendant le même temps est encore plus compliqué. Il faut également compter avec le déchet Lyonnais et un grand Cédric Carrasso. Les hommes de Rémi Garde n’ont cadré que 5 frappes sur les 19 qu’ils ont tenté. On ne peut pas dire que c’est la faute de l’arbitre quand on ne se montre dangereux qu’à 5 reprises.

Les visiteurs, quant à eux, auront fait preuve d’un réalisme froid, concrétisant 2 de leurs 4 occasions nettes.

Gouffran prend les devants face à Malbranque et Bordeaux s’impose à Lyon.

Les 2 buts Bordelais viennent de contres rapidement menés. Personne n’a indiqué aux Bordelais qu’il était interdit de marquer des buts dégueulasses sur des contres et que chaque but devait être issu d’une action belle, bien construite et conclue par une frappe enroulée dans la lucarne. Alors ils en ont profité.

Le gaucher Trémoulinas, à la 62ème, tire du pied droit. Sa frappe, molle, est déviée par Lovren et lobe Vercoutre, déjà couché. Alors oui, Monsieur Duluc, ce but n’est pas beau, mais il est au fond. Donc il compte.

Quant au but de Diabaté, il part d’une récupération de Plasil à hauteur des 40m Bordelais et d’un débordement de Trémoulinas. Le Malien finit le travail de la tête, au milieu de 2 Lyonnais.

Dans son article, Vincent Duluc déclare que Diabaté n’aurait jamais du finir ce match à cause des coups de coudes à répétition. On peut lui accorder cela. Mais alors, que penser de Lovren, lui aussi coupable de gestes similaires ? Que penser de Dabo, dont la semelle sur la jambe de Gouffran avait autant de chance de toucher le ballon qu’un cul-de-jatte de gagner un 100m face à Usain Bolt ?

Enfin, la décision polémique de la soirée a eu lieu 2 minutes après l’ouverture du score. Lyon obtient un corner, tiré par Grenier. Sitôt le ballon parti, l’arbitre assistant lève son drapeau pour indiquer que le ballon a franchit la ligne. Le but inscrit par Lacazette est alors refusé par M. Duhamel.

À vitesse réelle, il apparait que le ballon n’est pas sorti. L’arbitre assistant a pris une mauvaise décision, comme il nous arrive à tous d’en prendre.

Mais, comme à chaque fois que cela leur arrive, les Lyonnais crient au scandale. Et certains vont jusqu’à remettre en cause l’impartialité de cet assistant, argumentant qu’il a été Président du District Gironde-Aquitaine de Football.

Ces personnes ont la mémoire courte et ne se souviennent sans doute pas des pénaltys oubliés lors de la partie de handball de Cris à Chaban-Delmas, du pénalty généreusement accordé aux Lyonnais lors du Quart de Finale Aller de Ligue des Champions, du carton rouge oublié pour Aly Cissokho, de la main de Boumsong et de la poussette de Cris sur Chamakh lors du match Retour.

Certes Bordeaux a aussi reçu de l’aide de la part des arbitres ces dernières années : but fantôme accordé par M. Varela face à Nancy, but hors-jeu validé pour Gouffran face à Brest, et j’en oublie très certainement.

Mais face à Lyon, la balance a plus souvent penché en faveur des Gones qu’en faveur des Marine et Blanc.

Le match d’hier soir remet un peu les pendules à l’heure !