Conte de Noël : La Confrérie des Moutons de Noël

Aujourd’hui, je vais vous raconter la belle Histoire de la Confrérie des Moutons de Noël.

En 0 av. JC, 3 Rois Mages se réunirent pour discuter de la meilleure façon de célébrer la naissance d’un enfant dans une ferme en Israël.

Après moultes discussions, ils décidèrent de lui offrir plusieurs présents. Le temps de choisir les cadeaux et de les apporter, ils furent rendus à la ferme au 25 Décembre. Le Hasard sait tout de même bien faire les choses.

« Nous Œuvrons pour Embellir nos Lignées », déclara le premier Roi Mage.

Un mouton de Noël, qui se planquait dans le fond de la grange, entendit la conversation et se hâta de la narrer dans un livre. Mais il commit une erreur lors du report de la citation. Les générations suivantes découvrirent la citation entachée de l’erreur du Mouton. « Nous Œuvrons pour Emmerder nos Lignées ».

Les ecclésiastiques qui s’emparèrent de ce livre lors des multiples assauts de Jérusalem découvrirent alors l’existence de la fête de Noël. Ils décidèrent de la populariser.

Pendant de nombreux siècles, cette période de l’année ne fut qu’un moment de partage et de grivoiseries en famille.

Mais, au début du 20ème siècle, le milieu du commerce s’empara de cette célébration, popularisant ainsi le personnage du Père Noël, pour émerveiller les enfants avant de leur faire verser toutes les larmes de leur corps en leur apprenant que l’homme barbu vêtu de rouge n’existe pas.

Cependant, le stratagème fonctionna à merveille. Et c’est ainsi que naquit, par la volonté de quelques sociétés commerciales désireuses d’accroitre les bénéfices de leurs actionnaires, la Confrérie des Moutons de Noël.

Le Père Noël et les enfants de la Confrérie des Moutons de Noël

 

Depuis, chaque année, lorsque Décembre pointe le bout de son nez, les membres de la CMN se réveillent en s’exclamant : « Dans 1 mois, c’est Noël ! Vite, allons tous nous entasser dans les magasins pour faire nos cadeaux ! »

Et tous les ans, c’est la même rengaine. Les membres de la Confrérie se réunissent dans les centres commerciaux et les magasins de centre-ville.

Ils y font leurs achats de Noël, vivant cette étape comme une corvée, maugréant contre leurs congénères, venus en même temps qu’eux.

Devant l’affluence toujours grandissante à l’approche du 25 Décembre, on constate que la Confrérie des Moutons de Noël compte chaque année, plus de membres que l’année précédente.

Et lorsque les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous, les membres dirigeant la Confrérie organisent le rappel des troupes à renforts d’écrans publicitaires ou de spots radio.

Pour que leurs actionnaires puissent s’en mettre plein les poches.

La Confrérie des Moutons de Noël a encore de beaux jours devant elle.

L’arbitrage vidéo, l’injustice comme cheval de bataille ?

Joseph Blatter, le Pape du football mondial (puisqu’il ne cèdera son siège que le jour de son décès), l’a annoncé au micro des journalistes du CFC, une forme d’arbitrage vidéo sera expérimentée lors de la Coupe du Monde des Clubs et de la Coupe des Confédérations.

Après la diffusion de l’interview, Christophe Dugarry s’est montré favorable à la vidéo, argumentant que le rugby y est déjà passé, donc qu’il « serait temps que le foot grandisse. »

Marco Simone surenchérit. Lui voudrait voir la vidéo pour ré-arbitrer les hors-jeux. Les Cahiers du Foot ont déjà démontré l’absurdité de ce système, liée aux limites techniques actuelles dudit matériel censé nous sauver des « injustices arbitrales », mais aussi aux choix de plans que pourrait faire le diffuseur, ainsi qu’à la position des caméras dans les stades, parfois trop décalées pour pouvoir réellement évaluer la position des joueurs. Retrouvez ici, tous les articles des Cahiers à ce sujet.

De même, mentionné dans cet article, Loïc Féry, le Président du FC Lorient, réclame à corps et à tweets, l’arrivée rapide de la vidéo. Son principal argument ? « Si l’on veut avoir des gens qui investissent dans le foot… »

Et c’est là que le bat blesse. Le football réclame de plus en plus d’argent pour pouvoir « survivre », selon les principaux acteurs (Lire Sauver le football).

Les droits TV ont explosé sur ces 20 dernières années, les salaires aussi, de même que les montants des transferts. En définitive, l’arrêt Bosman, signé en 1995, aura fait beaucoup de mal au portefeuille des clubs.

Sur ce tir de Geoff Hurst en Finale de la Coupe du Monde 1966, le ballon est-il rentré ?Plus de 40 ans après, l'étude des images n'a encore pas permis d'affirmer avec certitude que le ballon a bien franchi la ligne.

Sur ce tir de Geoff Hurst en Finale de la Coupe du Monde 1966, le ballon est-il rentré ? Plus de 40 ans après, l’étude des images n’a encore pas permis d’affirmer avec certitude que le ballon a bien franchi la ligne.

Peut-être serait-il temps de se poser les bonnes questions et de revenir à une vraie législation, empêchant les délires financiers et les dérives dont est coutumier le football !

Dans d’autres sports, les transferts et les salaires sont régis par l’instance dirigeante du sport en question. C’est le cas en NBA, en NFL ou encore en NHL. Certes, ce mode de fonctionnement à ses limites. La NBA a vu la saison 2011-2012 écourtée suite à un lock-out après l’échec des premières négociations pour le partage des revenus générés par les droits TV et les ventes de produits dérivés. Cette année, la NHL connait la même situation, et le lock-out ne semble pas prêt d’être levé.

Toutefois, les salaires des joueurs sont conséquents, du moins pour les joueurs majeurs, mais doivent rester dans le cadre du Salary Cap, la masse salariale maximale, accordée à la franchise.

On ne parle d’ailleurs plus de transferts, mais de trade, d’échanges de joueurs entre les franchises. Ces échanges doivent être d’égale valeur financière (un Kobe Bryant n’ayant pas la même valeur qu’un Nate Robinson, par exemple) et peuvent impliquer plusieurs franchises.

Les transferts ne sont donc pas monétisés et seuls les salaires font l’objet des gros titres de la presse.

Peut-être que le football devrait prendre exemple sur le sport US, chaque Championnat ressemblant à un affrontement au sein de sa division en NBA, les Coupes d’Europe étant les affrontements inter-division.

La valeur de chaque joueur serait évaluée par un organisme indépendant, les contrats seraient respectés et les joueurs ne donnant pas satisfaction pourraient être coupés pour alléger la masse salariale sans trop pénaliser le club.

L’UEFA, le CONMEBOL, la CONCACAF, la CAF, l’AFC et l’OFC joueraient le rôle de régulateur, vérifiant la validité des contrats et des transferts, le tout sous l’égide de la FIFA qui serait chargé d’harmoniser les législations entre les différentes autorités locales.

Ce besoin incessant d’argent serait donc limité, l’attractivité d’un club se forgeant essentiellement sur sa capacité à faire de bons choix de recrutement ou d’échanges et à remporter des titres. Les clubs ne seraient pas nécessairement à égalité, mais certaines inégalités pourraient être (partiellement) nivelées.

Et si le football n’a plus besoin d’autant d’argent, si Loïc Féry n’a plus besoin d’attirer de nouveaux investisseurs, si Montpellier n’a plus besoin de vendre le cul de ses joueurs pour y afficher un nouveau sponsor, que devient le débat autour de la vidéo ?

Comme dernier argument, j’ajouterai que l’erreur de l’arbitre fait partie du jeu. Tout comme l’attaquant qui va faire un mauvais choix face au gardien. Comme l’entraineur qui va adopter une mauvaise tactique face à un adversaire. Ou comme le ballon qui va rebondir sur une motte de terre et rentrer dans le but sur une passe en retrait vers le gardien.

Et si les dessins animés, c’était mieux avant ?

Il y a quelques années, nous apprenions (j’ai 24 ans) l’anatomie ou la protection de l’environnement avec les excellentes séries « Il était une fois la vie » et « Il était une fois la Terre ». Ces dessins animés nous délivraient de vrais messages, nous donnaient des informations éducatives, que l’on pouvait ensuite ressortir en cours.

Aujourd’hui, les jeunes d’aujourd’hui apprennent se battre à coup de toupies dans Beyblade ou de cartes à jouer dans « Yu-Gi-Oh ! ». Ils apprennent aussi à sauver le monde avec des gadgets technologiques dans Totaly Spies, alors que 7 Dragon Ball et un SuperSayen étaient suffisants il y a encore 15 ans.

La présentation de ses dessins animés contribue aussi à la perte de leur charme. Il y a quelques années, les transitions entre 2 séries étaient faites par les sketches de Dorothée ou des Minikeums, voire de Donkey Kong dans KD2A. Aujourd’hui, on a plutôt l’impression que ce sont les dessins animés qui font le lien entre 2 pages de publicités. De plus, les transitions ne sont faites que par les génériques d’entrée et de fermeture des épisodes.

Jugez-moi vieux con, mais qui se souviendra du générique de Dora l’Exploratrice ou de Franklin dans 10 ans ? Alors que le générique de Capitaine Flam, d’Albator ou de Goldorak sont quand même resté mythiques, même après 30 ans.

De même, certains dessins animés resteront dans l’Histoire grâce à un doublage… surprenant. C’est le cas des Nicky Larson ou de Ken le Survivant, pour lesquels les dialogues ont été édulcorés pour pouvoir passer à la télé Française. C’est pour cela qu’on se retrouve avec des Haut-Couteaux de Cuisine dans ce dessin animé, célèbre également pour la violence des images diffusées.

Aujourd’hui, les dessins animés n’ont plus ce soucis de passer les bonnes moeurs. D’une, parce qu’avec toute la violence diffusée à la télévision, aucune série animée ne pourra choquer, même chez les plus jeunes. C’est malheureux à dire, mais à force de montrer des morts, des meurtres ou des gens se battre, on anésthésie complètement la capacité à s’offusquer chez les jeunes. La violence s’est banalisée et n’effraye plus.

Deuxièmement, les dessins animés sont déjà édulcorés lors de leur réalisation. Pas besoin de censurer Dora L’exploratrice, Franklin ou Beyblade. Pas de sang, on a contourné le problème en assommant les ennemis éventuels au lieu de les tuer, comme c’était le cas dan Hokout-No-Ken.

Enfin, aujourd’hui, beaucoup de dessins animés actuels sont réalisés via des techniques d’animation assistée par ordinateur. Ils n’ont plus le charme d’une perspective parfois déformée car dessinée à la main ou d’une colorisation qui varie légèrement d’une image à l’autre.

Et puis, les héros avaient quand même la classe ! La cape d’Albator ou le vaisseau d’Actarus dans Goldorak sont quand même plus sympas que les justaucorps flashy des Totally Spies ou de la mèche rebelle de Yu-Gi-Oh.

Ce ne sont sans doute pas des dessins animés à ma génération, mais il me semble qu’ils insistent trop sur le côté divertissant et pas assez sur le côté éducatif. Peut-être serait-il bon de ressusciter le professeur des « Il était une fois » ?

En tous cas, celui qui en parle le mieux, c’est encore le Joueur du Grenier.

 

Je remercie @Christo_DP qui m’a suggéré cette idée d’article.

Faut-il légaliser le dopage dans le sport ?

Juillet 1998. Le Tour de France cycliste est entaché par la plus grosse affaire de dopage jamais révélée à ce jour. L’équipe Festina, emmenée, entre autre par Richard Virenque, est exclue de la compétition après que des tests sanguins et urinaires se soient révélés positifs à l’usage de substances illicites. En 2006, c’est Floyd Landis qui remporte le Tour puis est disqualifié pour usage de produits dopants.

Les contrôle anti-dopage, LA solution ultime ?

Plus récemment, Yannick Noah a remis en cause les résultats des sportifs Espagnols, les accusant ou les suspectant d’utiliser « une potion magique » leur permettant de briller dans de nombreux sports.

Aujourd’hui, pour vaincre le dopage dans le sport, 2 solutions s’offrent à nous.

La première, c’est de le légaliser, autoriser les sportifs à utiliser des substances qui leur permettent d’accroître leurs compétences et leurs qualités, à l’instar de la natation, longtemps faussée par un « dopage technologique ». Cet exemple de la natation nous montre une des limites de cette solution. Les sportifs ne seront pas au même niveau en fonction des produits qu’ils absorberont. Sans compter toutes les conséquences néfastes sur leurs organismes. Décès prématurés, cerveau diminué, muscles atrophiés… Les dégâts seraient dramatiques.

De plus, nous créerions ainsi une distance entre le sport professionnel et le sport amateur. Des joueurs comme Adil Rami ou Mathieu Valbuena, évoluant d’abord dans des clubs amateurs, auraient-ils pu s’affirmer en professionnel si le dopage avait été légal en Ligue 1 ?

Des compétitions comme la Coupe de France perdraient de leur charme, les petits devant faire face à un décalage trop important avec les grands.

Il ne reste donc qu’une seule solution. L’interdiction totale du dopage. Le cyclisme se porte d’ailleurs en exemple dans ce domaine, multipliant les contrôles en compétition, effectuant des tests intempestifs hors compétition, et débusquant ainsi beaucoup plus de tricheurs que dans les autres sports.

Pour dissuader les sportifs de tricher, il faut aussi adopter des sanctions exemplaires ! Des suspensions temporaires n’étant pas forcément dissuasives, il faut durcir le ton et ne faire preuve d’aucune clémence envers les tricheurs.

Par exemple, lorsqu’un cas de dopage est avéré, le ou la coupable devrait être interdit(e) de participer aux Jeux Olympiques pour le restant de ses jours. Pendant longtemps, les JO du baron Pierre de Coubertin étaient réservés à des amateurs. L’exclusion des tricheurs permettrait peut-être de les réintégrer.

Les sanctions temporaires devraient également être allongées, couplées avec des amendes lourdes ou des Travaux d’Intérêt Général, tels que des interventions dans les Centres de Formation pour expliquer les méfaits du dopage et les conséquences sur les organismes.

Cependant, cela impliquerait d’adapter les calendriers et de diminuer le nombre de rencontres, de tournois ou de meetings dans une saison, d’organiser moins d’événements. Cela enlèverait du spectacle et, puisque ce dernier élément est la priorité de certains peu scrupuleux, ôterait beaucoup d’argent à gagner.

Mais entre la santé des sportifs et la frénésie des compétitions, les calendriers surchargés et l’aspect financier, il va falloir faire un choix.

Pas d’Ultras, pas de chocolat !

La polémique enfle suite à l’interdiction du tifo des UltraMarines Bordeaux 1987 par la Préfecture de Gironde lors du match de Ligue 1, Bordeaux – Lyon.

La Ligue de Football Professionnel a décidé de convoquer 5 clubs de l’élite du football Français à cause de l’attitude de leurs supporters. Il s’agit des Girondins de Bordeaux, de l’Olympique Lyonnais, de l’OGC Nice, de l’AS Saint-Etienne et du Montpellier Hérault SC. Les griefs retenus contre les groupes de supporters de ces clubs sont : des actes racistes et l’utilisation de fumigènes dans les stades.

Supporter son club n’est pas un crime

Il faut tout d’abord savoir que les accusations d’actes racistes ne concernent que l’Olympique Lyonnais ! Et en ce qui concerne l’utilisation des fumigènes, Nicolas Hourcade, sociologue à l’École Centrale de Lyon, les décrit comme « faisant partie intégrante de la culture Ultra », dans un article publié par Rue 89. Autrement dit, il y en a toujours eu et il y en aura toujours.

Ses principales réserves proviennent du fait que la plupart des fumigènes utilisés, à Bordeaux ou ailleurs, sont fabriqués à la maison et ne remplissent pas les conditions de sécurité optimales. De plus, selon Daniela Wurbs, supportrice du club mythique Sankt Pauli, les fumigènes lancés sur la pelouse, et donc potentiellement les plus dangereux, le sont uniquement par peur d’être arrêté. Elle se dit également en faveur « d’un usage contrôlé et sécurisé de la pyrotechnie, parce que nous savons que beaucoup de supporters sont très attachés à l’usage de fumigènes […] [Elle croit] vraiment que la pyrotechnie est un aspect essentiel de la culture ultra. »

Au lieu d’interdire toute forme de supportérisme, les dirigeants feraient mieux de trouver des solutions plus adaptées à la libre expression des Ultras, dans des conditions de sécurité optimales !

Jusqu’alors, personne n’a proposé de véritable solution au problème des fumigènes ou des engins pyrotechniques, seulement des sanctions. Pourquoi ne pas identifier quelques personnes membres des groupes de supporters, leur faire suivre une formation sur la manipulation des fumigènes, de façon à ce que les stades puissent se parer de plusieurs couleurs, offrir un magnifique spectacle à vivre et à voir ?

Pourquoi vouloir faire de nos stades des endroits sans vie où ne viendraient que quelques spectateurs, qui regarderaient un match de foot dans un silence de cathédrale, à l’image du Parc des Princes de Robin Leproux ? Cet exemple est toutefois à relativiser, le Parc des Princes ayant eu besoin d’être littéralement pacifié.

Pour les clubs aussi, les supporters sont importants ! Ils poussent les joueurs à se transcender, à se dépasser, à se battre pour les couleurs qu’ils portent et représentent ! Francis Gillot le soulignait d’ailleurs lors de la conférence de presse après Bordeaux – Lyon.

Les dirigeants oublient trop souvent que les Ultras aussi font partie du spectacle et qu’ils ont une part non négligeable dans l’attitude et dans les résultats de leur équipe.

Ils ne connaissent pas les sentiments que peuvent éprouver les supporters qui viennent vivre un match au stade, la boule au ventre qui nous étreint avant un match important, l’excitation lorsque le match approche, la joie immense et la déception tout aussi grande lorsque l’équipe gagne ou perd. Et pourtant, ils en parlent comme s’ils le vivaient tous les jours.

Messieurs, supporter un club n’est pas un crime, contrairement à ce que vous essayez de faire croire ! Nous ne sommes pas des délinquants qui ne viennent au stade que pour créer des tensions ou chercher les embrouilles ! La très grande majorité vient au stade pour soutenir son équipe, chanter jusqu’à s’en casser la voix et finalement passer un bon moment.

Mais peut-être préférez-vous l’ambiance survoltée du Stade Louis II de Monaco…

Cher Pôle Emploi

Cher Pôle Emploi,

20120123-042042.jpg

Je souhaite te faire part de plusieurs de mes doléances. Vois-tu, après avoir terminé mes études, j’ai du faire appel à toi, plus ou moins contraint et forcé.

Plusieurs de mes amis m’avaient mis en garde. Ils m’avaient dit que tu étais inutile, qu’il ne fallait pas trop compter sur toi. Je leur répondais qu’on verrait bien.

Et force est de constater qu’ils n’avaient pas complètement tort. Aussi je me permets de t’adresser cette petite lettre, sans rancune aucune. J’espère simplement qu’elle t’aidera à t’améliorer.

Tout d’abord, je souhaite te parler des personnes qui travaillent chez toi. « Je ne peux pas vous aider » n’est pas une réponse acceptable pour une personne au chômage. Parce que, si toi, tu ne peux rien faire, vers qui se tourner ?

De même que « la formation que vous demandez peut être refusée si elle ne correspond pas aux critères des postes visés ». Comment puis-je trouver du travail (sans faire mention d’un poste en particulier) si je n’ai pas les qualifications pour l’occuper ?

Pour terminer sur les personnes qui travaillent chez toi, il faut leur dire d’adopter des attitudes de circonstances. « Votre demande d’indemnités va être refusée car vous avez été stagiaire toute votre vie » est déjà pénible à entendre, alors quand cette phrase est dite avec le sourire, elle est tout bonnement insupportable. Et puis, apprendre que les cotisations qui ont été prélevées sur mes maigres compensations de stage n’ont servi à rien ne me réjouit pas outre mesure, me l’annoncer avec l’air de se moquer de moi m’agace beaucoup.

Voilà, j’en ai fini avec l’accueil que l’on reçoit en espace Pôle Emploi. Passons maintenant à ton site web.

Ma première question, c’est « pourquoi des identifiants pour accéder à mon Espace Candidat et des identifiants différents pour l’actualisation mensuelle ? » Un seul identifiant et un seul mot de passe auraient été largement suffisant, tu ne crois pas ? La sécurité n’aurait pas été plus ou moins forte, elle aurait été globalement identique.

En ce qui concerne les offres d’emploi que tu fais remonter par les Alertes Mails, quand je demande des offres avec une expérience au niveau Débutant, je me fiche de recevoir des offres où on exige 3, 5 ou 10 ans d’expérience, étant donné que je n’en ai pas. Alors cible un peu mieux les profils des candidats, s’il te plaît. Il y a des requêtes et des algorithmes assez simples qui te faciliteront la tâche et qui te permettront de faire ressortir des offres en rapport avec le profil des candidats. D’autres y parviennent, pourquoi pas toi ?

De plus, sur les candidatures que j’ai pu faire parvenir par ton biais, certaines ont été refusées… par des conseillers Pôle Emploi. Mea Culpa, mon profil ne correspondait pas à 100% avec les demandes des employeurs. Mais si je ne dois postuler qu’aux offres qui me correspondent à 100%, je ne risque pas de trouver du travail.

Enfin, tes services de recherche d’emploi sont tellement efficaces que j’ai réussi à trouver un CDD pour les fêtes de fin d’année 2011. J’espère que tu auras senti poindre l’ironie dans cette phrase. Car je n’ai pu compter que sur moi-même et sur mes amis, contacts ou anciens collègues de mon « Réseau », si cher à mes formateurs à l’école, pour me dégoter cet emploi temporaire.

Pour en finir avec toi, je voudrais te toucher 2 mots à propos de ton serveur vocal. Il est tellement compliqué que tu es obligé de tout nous détailler à chaque fois. Et puis, ce serait génial si tu pouvais faire en sorte qu’on puisse parler rapidement et simplement à un conseiller. Bien souvent, avoir à faire à un être humain simplifie grandement les choses. Et en plus, tu vas pouvoir créer des emplois, mais chut, ça reste entre nous.

Voilà, je sais que je ne suis pas le seul dans cette situation, mais beaucoup de mes collègues chômeurs sont trop timides pour oser t’avouer leurs remarques. J’espère que ça ne te vexera pas et qu’au contraire, ça t’aidera à diminuer les chiffres du chômage et à améliorer tes services.

Je te prie d’agréer mes salutations les plus sincères.

Megaupload ou quand l’industrie du divertissement devrait se remettre en question

Le 19 janvier 2012 restera une sombre journée pour beaucoup d’entre-nous. Le FBI a réussi à faire fermer la plateforme de streaming et de téléchargement Megaupload.

Si certains, comme notre cheeeeer Président Nicolas Sarkozy, s’en réjouissent, d’autres « pleurent » la disparition d’un des sites les plus fréquentés au Monde.

Il existe une troisième catégorie de personnes : celle de ceux qui s’en fichent parce qu’on trouvera rapidement une autre solution.

Mais n’est-ce pas là le coeur du problème ?

Arrêtons-nous un instant sur des considérations Franco-Françaises. Quand on souhaite regarder une série, Américaine, sous-entendu, de quelles solutions dispose-t-on ?

– Attendre patiemment que Canal rachète les droits et diffuse la série. Délai moyen : 1 an pour les séries attendues, plus long pour les autres.
– Attendre que M6 ou TF1 diffuse la série. Après Canal, forcément. Délai par rapport à la date de sortie aux USA : 3 ou 4 ans.
– Attendre que la TNT les diffuse. Là, je vous dis « à dans 10 ans ».
– L’acheter en DVD. 1 an après la sortie Française. Et il faut un sacré budget.
– Trouver un site de streaming qui la diffuse en VO, VOST voire VF pour certains.

Et c’est là que le bat blesse. Les solutions alternatives sont souvent les plus rapides pour visionner une série ou un film récents. Si on se contente des offres légales de VOD, l’attente est tellement longue ou les prix tellement exorbitants que c’en est contre-productif.

Au lieu d’interdire politiquement les sites de streaming, l’industrie du divertissement (studios de cinéma, majors et labels musicaux) ferait mieux de se pencher sur un nouveau modèle économique, moins contraignant et moins coûteux pour l’utilisateur final.

L’interdiction de Megaupload correspond à la façon la plus simple et la plus rapide d’éradiquer un concurrent plus populaire. Trouver de nouvelles solutions est plus long, plus compliqué mais sera plus pérenne.

Mais dans ce domaine, les solutions parallèles ont souvent un temps d’avance.