Et si les dessins animés, c’était mieux avant ?

Il y a quelques années, nous apprenions (j’ai 24 ans) l’anatomie ou la protection de l’environnement avec les excellentes séries « Il était une fois la vie » et « Il était une fois la Terre ». Ces dessins animés nous délivraient de vrais messages, nous donnaient des informations éducatives, que l’on pouvait ensuite ressortir en cours.

Aujourd’hui, les jeunes d’aujourd’hui apprennent se battre à coup de toupies dans Beyblade ou de cartes à jouer dans « Yu-Gi-Oh ! ». Ils apprennent aussi à sauver le monde avec des gadgets technologiques dans Totaly Spies, alors que 7 Dragon Ball et un SuperSayen étaient suffisants il y a encore 15 ans.

La présentation de ses dessins animés contribue aussi à la perte de leur charme. Il y a quelques années, les transitions entre 2 séries étaient faites par les sketches de Dorothée ou des Minikeums, voire de Donkey Kong dans KD2A. Aujourd’hui, on a plutôt l’impression que ce sont les dessins animés qui font le lien entre 2 pages de publicités. De plus, les transitions ne sont faites que par les génériques d’entrée et de fermeture des épisodes.

Jugez-moi vieux con, mais qui se souviendra du générique de Dora l’Exploratrice ou de Franklin dans 10 ans ? Alors que le générique de Capitaine Flam, d’Albator ou de Goldorak sont quand même resté mythiques, même après 30 ans.

De même, certains dessins animés resteront dans l’Histoire grâce à un doublage… surprenant. C’est le cas des Nicky Larson ou de Ken le Survivant, pour lesquels les dialogues ont été édulcorés pour pouvoir passer à la télé Française. C’est pour cela qu’on se retrouve avec des Haut-Couteaux de Cuisine dans ce dessin animé, célèbre également pour la violence des images diffusées.

Aujourd’hui, les dessins animés n’ont plus ce soucis de passer les bonnes moeurs. D’une, parce qu’avec toute la violence diffusée à la télévision, aucune série animée ne pourra choquer, même chez les plus jeunes. C’est malheureux à dire, mais à force de montrer des morts, des meurtres ou des gens se battre, on anésthésie complètement la capacité à s’offusquer chez les jeunes. La violence s’est banalisée et n’effraye plus.

Deuxièmement, les dessins animés sont déjà édulcorés lors de leur réalisation. Pas besoin de censurer Dora L’exploratrice, Franklin ou Beyblade. Pas de sang, on a contourné le problème en assommant les ennemis éventuels au lieu de les tuer, comme c’était le cas dan Hokout-No-Ken.

Enfin, aujourd’hui, beaucoup de dessins animés actuels sont réalisés via des techniques d’animation assistée par ordinateur. Ils n’ont plus le charme d’une perspective parfois déformée car dessinée à la main ou d’une colorisation qui varie légèrement d’une image à l’autre.

Et puis, les héros avaient quand même la classe ! La cape d’Albator ou le vaisseau d’Actarus dans Goldorak sont quand même plus sympas que les justaucorps flashy des Totally Spies ou de la mèche rebelle de Yu-Gi-Oh.

Ce ne sont sans doute pas des dessins animés à ma génération, mais il me semble qu’ils insistent trop sur le côté divertissant et pas assez sur le côté éducatif. Peut-être serait-il bon de ressusciter le professeur des « Il était une fois » ?

En tous cas, celui qui en parle le mieux, c’est encore le Joueur du Grenier.

 

Je remercie @Christo_DP qui m’a suggéré cette idée d’article.

Faut-il légaliser le dopage dans le sport ?

Juillet 1998. Le Tour de France cycliste est entaché par la plus grosse affaire de dopage jamais révélée à ce jour. L’équipe Festina, emmenée, entre autre par Richard Virenque, est exclue de la compétition après que des tests sanguins et urinaires se soient révélés positifs à l’usage de substances illicites. En 2006, c’est Floyd Landis qui remporte le Tour puis est disqualifié pour usage de produits dopants.

Les contrôle anti-dopage, LA solution ultime ?

Plus récemment, Yannick Noah a remis en cause les résultats des sportifs Espagnols, les accusant ou les suspectant d’utiliser « une potion magique » leur permettant de briller dans de nombreux sports.

Aujourd’hui, pour vaincre le dopage dans le sport, 2 solutions s’offrent à nous.

La première, c’est de le légaliser, autoriser les sportifs à utiliser des substances qui leur permettent d’accroître leurs compétences et leurs qualités, à l’instar de la natation, longtemps faussée par un « dopage technologique ». Cet exemple de la natation nous montre une des limites de cette solution. Les sportifs ne seront pas au même niveau en fonction des produits qu’ils absorberont. Sans compter toutes les conséquences néfastes sur leurs organismes. Décès prématurés, cerveau diminué, muscles atrophiés… Les dégâts seraient dramatiques.

De plus, nous créerions ainsi une distance entre le sport professionnel et le sport amateur. Des joueurs comme Adil Rami ou Mathieu Valbuena, évoluant d’abord dans des clubs amateurs, auraient-ils pu s’affirmer en professionnel si le dopage avait été légal en Ligue 1 ?

Des compétitions comme la Coupe de France perdraient de leur charme, les petits devant faire face à un décalage trop important avec les grands.

Il ne reste donc qu’une seule solution. L’interdiction totale du dopage. Le cyclisme se porte d’ailleurs en exemple dans ce domaine, multipliant les contrôles en compétition, effectuant des tests intempestifs hors compétition, et débusquant ainsi beaucoup plus de tricheurs que dans les autres sports.

Pour dissuader les sportifs de tricher, il faut aussi adopter des sanctions exemplaires ! Des suspensions temporaires n’étant pas forcément dissuasives, il faut durcir le ton et ne faire preuve d’aucune clémence envers les tricheurs.

Par exemple, lorsqu’un cas de dopage est avéré, le ou la coupable devrait être interdit(e) de participer aux Jeux Olympiques pour le restant de ses jours. Pendant longtemps, les JO du baron Pierre de Coubertin étaient réservés à des amateurs. L’exclusion des tricheurs permettrait peut-être de les réintégrer.

Les sanctions temporaires devraient également être allongées, couplées avec des amendes lourdes ou des Travaux d’Intérêt Général, tels que des interventions dans les Centres de Formation pour expliquer les méfaits du dopage et les conséquences sur les organismes.

Cependant, cela impliquerait d’adapter les calendriers et de diminuer le nombre de rencontres, de tournois ou de meetings dans une saison, d’organiser moins d’événements. Cela enlèverait du spectacle et, puisque ce dernier élément est la priorité de certains peu scrupuleux, ôterait beaucoup d’argent à gagner.

Mais entre la santé des sportifs et la frénésie des compétitions, les calendriers surchargés et l’aspect financier, il va falloir faire un choix.

Pas d’Ultras, pas de chocolat !

La polémique enfle suite à l’interdiction du tifo des UltraMarines Bordeaux 1987 par la Préfecture de Gironde lors du match de Ligue 1, Bordeaux – Lyon.

La Ligue de Football Professionnel a décidé de convoquer 5 clubs de l’élite du football Français à cause de l’attitude de leurs supporters. Il s’agit des Girondins de Bordeaux, de l’Olympique Lyonnais, de l’OGC Nice, de l’AS Saint-Etienne et du Montpellier Hérault SC. Les griefs retenus contre les groupes de supporters de ces clubs sont : des actes racistes et l’utilisation de fumigènes dans les stades.

Supporter son club n’est pas un crime

Il faut tout d’abord savoir que les accusations d’actes racistes ne concernent que l’Olympique Lyonnais ! Et en ce qui concerne l’utilisation des fumigènes, Nicolas Hourcade, sociologue à l’École Centrale de Lyon, les décrit comme « faisant partie intégrante de la culture Ultra », dans un article publié par Rue 89. Autrement dit, il y en a toujours eu et il y en aura toujours.

Ses principales réserves proviennent du fait que la plupart des fumigènes utilisés, à Bordeaux ou ailleurs, sont fabriqués à la maison et ne remplissent pas les conditions de sécurité optimales. De plus, selon Daniela Wurbs, supportrice du club mythique Sankt Pauli, les fumigènes lancés sur la pelouse, et donc potentiellement les plus dangereux, le sont uniquement par peur d’être arrêté. Elle se dit également en faveur « d’un usage contrôlé et sécurisé de la pyrotechnie, parce que nous savons que beaucoup de supporters sont très attachés à l’usage de fumigènes […] [Elle croit] vraiment que la pyrotechnie est un aspect essentiel de la culture ultra. »

Au lieu d’interdire toute forme de supportérisme, les dirigeants feraient mieux de trouver des solutions plus adaptées à la libre expression des Ultras, dans des conditions de sécurité optimales !

Jusqu’alors, personne n’a proposé de véritable solution au problème des fumigènes ou des engins pyrotechniques, seulement des sanctions. Pourquoi ne pas identifier quelques personnes membres des groupes de supporters, leur faire suivre une formation sur la manipulation des fumigènes, de façon à ce que les stades puissent se parer de plusieurs couleurs, offrir un magnifique spectacle à vivre et à voir ?

Pourquoi vouloir faire de nos stades des endroits sans vie où ne viendraient que quelques spectateurs, qui regarderaient un match de foot dans un silence de cathédrale, à l’image du Parc des Princes de Robin Leproux ? Cet exemple est toutefois à relativiser, le Parc des Princes ayant eu besoin d’être littéralement pacifié.

Pour les clubs aussi, les supporters sont importants ! Ils poussent les joueurs à se transcender, à se dépasser, à se battre pour les couleurs qu’ils portent et représentent ! Francis Gillot le soulignait d’ailleurs lors de la conférence de presse après Bordeaux – Lyon.

Les dirigeants oublient trop souvent que les Ultras aussi font partie du spectacle et qu’ils ont une part non négligeable dans l’attitude et dans les résultats de leur équipe.

Ils ne connaissent pas les sentiments que peuvent éprouver les supporters qui viennent vivre un match au stade, la boule au ventre qui nous étreint avant un match important, l’excitation lorsque le match approche, la joie immense et la déception tout aussi grande lorsque l’équipe gagne ou perd. Et pourtant, ils en parlent comme s’ils le vivaient tous les jours.

Messieurs, supporter un club n’est pas un crime, contrairement à ce que vous essayez de faire croire ! Nous ne sommes pas des délinquants qui ne viennent au stade que pour créer des tensions ou chercher les embrouilles ! La très grande majorité vient au stade pour soutenir son équipe, chanter jusqu’à s’en casser la voix et finalement passer un bon moment.

Mais peut-être préférez-vous l’ambiance survoltée du Stade Louis II de Monaco…

Megaupload ou quand l’industrie du divertissement devrait se remettre en question

Le 19 janvier 2012 restera une sombre journée pour beaucoup d’entre-nous. Le FBI a réussi à faire fermer la plateforme de streaming et de téléchargement Megaupload.

Si certains, comme notre cheeeeer Président Nicolas Sarkozy, s’en réjouissent, d’autres « pleurent » la disparition d’un des sites les plus fréquentés au Monde.

Il existe une troisième catégorie de personnes : celle de ceux qui s’en fichent parce qu’on trouvera rapidement une autre solution.

Mais n’est-ce pas là le coeur du problème ?

Arrêtons-nous un instant sur des considérations Franco-Françaises. Quand on souhaite regarder une série, Américaine, sous-entendu, de quelles solutions dispose-t-on ?

– Attendre patiemment que Canal rachète les droits et diffuse la série. Délai moyen : 1 an pour les séries attendues, plus long pour les autres.
– Attendre que M6 ou TF1 diffuse la série. Après Canal, forcément. Délai par rapport à la date de sortie aux USA : 3 ou 4 ans.
– Attendre que la TNT les diffuse. Là, je vous dis « à dans 10 ans ».
– L’acheter en DVD. 1 an après la sortie Française. Et il faut un sacré budget.
– Trouver un site de streaming qui la diffuse en VO, VOST voire VF pour certains.

Et c’est là que le bat blesse. Les solutions alternatives sont souvent les plus rapides pour visionner une série ou un film récents. Si on se contente des offres légales de VOD, l’attente est tellement longue ou les prix tellement exorbitants que c’en est contre-productif.

Au lieu d’interdire politiquement les sites de streaming, l’industrie du divertissement (studios de cinéma, majors et labels musicaux) ferait mieux de se pencher sur un nouveau modèle économique, moins contraignant et moins coûteux pour l’utilisateur final.

L’interdiction de Megaupload correspond à la façon la plus simple et la plus rapide d’éradiquer un concurrent plus populaire. Trouver de nouvelles solutions est plus long, plus compliqué mais sera plus pérenne.

Mais dans ce domaine, les solutions parallèles ont souvent un temps d’avance.