Et si on réécrivait l’Histoire ?

Qui ne s’est jamais ennuyé sur un banc ou une chaise à l’école en écoutant (entendant ?) son professeur parler de la scission de l’URSS, des conflits entre l’Est et l’Ouest ou encore des 2 Allemagnes ?

Quand je parle de réécrire l’Histoire, il ne s’agit pas de réécrire les faits, de négationnisme, ou que sais-je encore. Je parle de réécrire les livres d’Histoire en les rendant attractifs par le biais d’exemples issus du sport, des Jeux Olympiques, des Coupes du Monde de Football ou de Rugby, etc…

Pourquoi l'Allemagne était-elle représentée 2 fois lors de la Coupe du Monde 1974 ?

Pourquoi, par exemple, Adolf Hitler n’est pas venu féliciter l’Américain Jesse Owens lors de ses 4 médailles aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936 ?

Quelles sont les raisons de la prise en otage des athlètes Israéliens en 1972 à Munich ?

Pourquoi les Américains ont-ils boycotté les Jeux Olympiques Russes en 1980 ?

Pourquoi la première participation de l’Afrique du Sud à la Coupe du Monde de Rugby date de 1995 alors que la première compétition a eu lieu en 1987 ?

Pourquoi cette image est-elle symbolique ?

Autant de sujets qui pourraient permettre d’aborder l’Histoire, la Géographie, les Sciences Politiques, l’Economie sous un angle différent, donner des références, des points de repères lors de l’apprentissage de ces matières.

Et surtout, on apprendrait également aux plus jeunes d’où viennent ces sports qu’ils regardent, comment ils ont marqué l’Histoire et comment ils ont été les témoins de tous les événements qui ont marqué le siècle dernier.

Il faut, bien entendu, adapter les exemples en fonction des publics cibles, mais dès le collège, le sport peut devenir un moyen d’apprendre efficace.

Ce système a aussi ses limites. Tous les événements sportifs ne sont pas reliés aux événements historiques. Aucune Coupe du Monde ou Jeux Olympiques ne pourra expliquer la Révolution Française. Mais, en plus des tableaux de peintres ou des textes poétiques, les événements sportifs pourront enrichir l’Histoire à l’aide d’histoires.

Et tout le monde aime qu’on lui raconte une histoire…

Il paraît qu’il gèle, en hiver…

Samedi 11 février 2012, 21h10, Stade de France.

Le speaker du Stade de France annonce, sous les huées des 80 000 spectateurs qui sont venus soutenir le XV de France face au XV Irlandais, que le match du Tournoi des VI Nations n’aura pas lieu à cause d’une pelouse partiellement gelée et rendant dangereux le déroulement du match.

La semaine dernière, 3 matches de Ligue 1 (Saint-Etienne – Lorient, Sochaux – Lille et Caen – Auxerre) ont été reportés à cause du froid. À cela viennent s’ajouter Dijon – PSG, Bourg-Péronnas – Marseille et Quevilly – Orléans en Coupe de France et Evian-Thonon-Gaillard – Marseille cette semaine en championnat.

De nombreux reports ont été évoqués mais n’ont finalement pas été prononcés, les organisateurs préférant assurer un spectacle médiocre aux spectateurs qui avaient bravé le froid plutôt que de reporter les matches et proposer un meilleur spectacle à une date différente.

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Qu’est-ce qui justifie de maintenir une simple rencontre sportive quand les conditions climatiques s’y opposent ?

Pourquoi ne pas modifier les heures des matches de façon durable, pour parer à ces éventualités climatiques, dont la problématique revient chaque année ?

La Bundesliga ne joue qu’un seul match à 21h, le vendredi soir, en lever de rideau de la journée. Les autres matches se jouent dans l’après-midi, le samedi et le dimanche. La Premier League adopte un système similaire, les grosses affiches se jouant le samedi ou le dimanche à 14h ou à 17h.

Les audiences sont au rendez-vous et les reports peu fréquents. De plus, les stades sont toujours pleins.

En Ligue 1, le spectacle est rarement au rendez-vous, les Lyon-Marseille ou Lille-Bordeaux faisant office d’exceptions. Cela explique en partie le relativement faible remplissage de nos stades, bien que l’on constate une augmentation de la fréquentation lorsque les équipes tournent bien.

Mais, déjà que le « beau jeu » n’est pas légion en L1, même lorsque les conditions s’y prêtent, pourquoi s’entêter à jouer quand le climat s’y oppose ?

Nous devrions être suffisamment intelligents pour adapter le calendrier et les horaires en fonction du jeu et non des audiences ! Quoiqu’avec Frédéric Thiriez à la tête de la LFP, rien n’est jamais sûr.