« Je n’suis pas dépressif » par Francis Gillot

Bonjour à tous, voilà bien longtemps que je n’ai pas publié un article ici. Il faut toutefois dire que les récents résultats des Girondins ne prêtent guère à l’inspiration. Encore que…
La preuve en chanson, sur l’air de « Je ne suis pas un héros » de Daniel Balavoine !

Francis Gillot and the Girondins En tournée en France : le 22/03 à Bordeaux, le 29 à Nantes et le 12/04 à Ajaccio !

Après le dernier match,
Il faut encore que je leur rabâche
Que pour gagner, il faut jouer 90 minutes
Et qu’éventuellement, il faudrait marquer des buts

C’est pareil chaque semaine,
Je n’ménage pas ma peine et pourtant,
Dans l’équipe je n’ai pas assez d’attaquant
Mais le Président me dit qu’il n’y a plus d’argent

C’est pour ça qu’aujourd’hui, je suis fatigué
C’est pour ça qu’aujourd’hui, je voudrais crier

Je n’suis pas dépressif
Je reste un entraîneur combatif
Je n’suis pas dépressif
Mais les joueurs préfèrent l’apéritif
Je n’suis pas dépressif, dépressif !

Alors le samedi soir
Je les empêche de sortir trop tard
Parce que j’en ai marre de les voir écumer les bars
Et de devoir commencer les entraînements en retard

Et pour la prochaine journée
Il va vraiment falloir se dépouiller
Pour enfin faire plaisir à tous ceux qui nous soutiennent
Et qui voient des purges  à peu près tous les week-ends

Je n’suis pas dépressif
Je reste un entraîneur combatif
Je n’suis pas dépressif
Mais les joueurs préfèrent l’apéritif
Je n’suis pas dépressif, dépressif !

Je n’suis pas dépressif
Même si j’ai l’air d’être assez passif
Je n’suis pas dépressif
Je n’peux compter que sur 2 escogriffes
Je n’suis pas dépressif, dépressif !

Bordeaux dans ses travers

Le début de saison 2012-2013 des Girondins s’annonçait prometteur. L’équipe s’est inscrite dans la continuité avec un effectif presque inchangé. Seuls Hadi Sacko et Maxime Poundjé ont été promu en équipe première pendant que Michaël Ciani quittait le navire après un superbe match nul face au PSG.

Une qualification arrachée dans les ultimes secondes face à Belgrade, 2 victoires, face à Évian Thonon-Gaillard et Rennes, et un nul face à Paris, l’entame est presque parfaite.

Mais rapidement, l’équipe est retombée dans ses travers.

Déjà, lors de la 1ère journée, Bordeaux encaisse un but dans le temps additionnel face à Évian Thonon-Gaillard. Sans conséquence, les Girondins ayant assuré le score auparavant.

Face à Nice, Bordeaux se met en danger tout seul et encaisse un but à la dernière minute du temps additionnel. Idem face à Ajaccio puis face à Lille.

Si elle ne perd pas, l’équipe ne gagne plus, mis à part une victoire « volée » à Lyon. Une série de 16 matches de Ligue 1 sans défaite vient masquer le manque d’efficacité des Girondins.

Les attaquants semblent en panne de solutions, mais surtout de réussite. Au regard de leurs résultats, la victoire à Lyon avec 2 buts en 2 occasions, fait office d’accident de parcours.

Ce manque de solutions est illustré par la défaite à Newcastle, où les Bordelais parviennent à tenir le ballon, sans se montrer réellement dangereux.

Portes ouvertes à Bastia où la défense Girondine a encaissé 3 buts

Dernièrement, face à Bastia puis face à Montpellier, une impression de déjà-vu s’est faite ressentir. 2 défaites pendant lesquelles les joueurs n’ont jamais semblé en mesure de renverser le cours des matches. Ou plutôt, 2 matches dans lesquels les joueurs n’ont jamais semblé VOULOIR renverser les scores.

Ces 2 matches, ajoutés à la série de matches nuls, viennent montrer que le FC Girondins de Bordeaux n’est peut-être pas complètement guéri, malgré ce que la fin de saison dernière laissait augurer. Le manque d’envie sur le terrain se fait de nouveau ressentir.

Les remplaçants habituels n’ont pas su saisir leur chance en Coupe de la Ligue face à Montpellier. Ou peut-être n’en ont-ils pas eu envie. Toujours est-il que certains risquent de chauffer le banc de touche un long moment, espérant que Gillot se souvienne de leur existence ou que le titulaire à leur poste se blesse gravement.

Francis Gillot l’a laissé entendre en conférence de presse après la défaite de mercredi, il est temps que les joueurs remettent le Marine et Blanc de travail et se sentent concerné par l’avenir du club.

Réponse dès ce dimanche, face au rival Toulousain !

Et soudain, tout recommence…

Depuis la saison dernière, les Girondins ont un véritable souci avec le temps additionnel. À l’approche de la fin du match, les Bordelais se relâchent et ont pris la fâcheuse habitude d’encaisser un but dans les arrêts de jeu.

Cette saison, pas moins de 4 équipes en ont profité pour inscrire un but : Évian-Thonon-Gaillard, Nice, Ajaccio et Lille.

Si le but inscrit par les Savoyards n’a eu aucune conséquence sur le plan comptable (3 points ramenés grâce à une victoire 3 buts à 2), ceux inscrits par les Niçois, les Ajacciens et les Lillois ont coûté 6 points aux Girondins. 6 points qui aujourd’hui permettraient à l’équipe aquitaine de pointer… à la 1ère place, avec 2 points d’avance sur l’actuel leader Parisien. De quoi attiser les regrets des supporters Marine et Blanc.

Cette fébrilité avait d’ailleurs failli coûter cher aux Marine et Blanc face à Belgrade en Europa League. Menant 2-1 à l’approche du temps additionnel, réduits à 10, les Bordelais avaient encaissé un but qui les avait éliminé l’espace d’1 minute. Le temps pour Ludovic Obraniak d’enfiler le costume de sauveur et d’aller chercher un pénalty, et Yoan Gouffran de rassembler son courage pour le transformer.

Basa égalise et assome les joueurs Girondins

En conférence de presse après Bordeaux-Lille, Francis Gillot et Nicolas Maurice-Belay ont cherché à dédramatiser ce manque d’efficacité défensive dans les dernières secondes du match. En effet, malgré 3 petites victoires et 6 matches nuls, les Bordelais sont à la 6ème place du classement. Mieux, ils restent sur une série de 16 matches sans défaites en Ligue 1. Et font partie du « Duo des Invaincus », avec le PSG.

Certes, la situation actuelle est frustrante pour les supporters qui voient le classement actuel et la position que le FCGB pourrait occuper. Mais il existe des motifs d’espoirs. Il suffit de regarder quelques mois en arrière.

L’année dernière, après avoir craqué après la 90ème minute face à Dijon et (déjà) Ajaccio, les Bordelais s’étaient ressaisis et avaient fini en trombe. Même si le chemin à parcourir cette saison est encore long, on peut espérer que Francis Gillot parviendra à redresser la barre et à remettre dans la tête des joueurs qu’un match ne dure pas 90 minutes, mais 95, comme l’avait justement fait remarquer Yoan Gouffran.

Lyon – Bordeaux, hold-up à la Bordelaise

Je voudrais revenir sur le match Lyon-Bordeaux qui venait conclure la 7ème journée de Ligue 1, le dimanche 29 septembre 2012. Et oui, je serai partisan. Mais je ne suis pas journaliste, je n’ai aucun devoir de réserve !

Bordeaux s’est imposé 2 buts à 0 au terme d’un match pourtant dominé par Lyon.

Si les Bordelais étaient venus pour défendre, on pourrait au moins leur reconnaître qu’ils ont réussi leur mission.

Alors certes, cela défrise Pierre Ménès ou Vincent Duluc que le vainqueur ne fut pas Lyon. Mais il faut saluer la rigueur tactique imposée par Francis Gillot à ses ouailles. Défendre pendant 65% du temps n’est pas chose aisée. Bien défendre pendant le même temps est encore plus compliqué. Il faut également compter avec le déchet Lyonnais et un grand Cédric Carrasso. Les hommes de Rémi Garde n’ont cadré que 5 frappes sur les 19 qu’ils ont tenté. On ne peut pas dire que c’est la faute de l’arbitre quand on ne se montre dangereux qu’à 5 reprises.

Les visiteurs, quant à eux, auront fait preuve d’un réalisme froid, concrétisant 2 de leurs 4 occasions nettes.

Gouffran prend les devants face à Malbranque et Bordeaux s’impose à Lyon.

Les 2 buts Bordelais viennent de contres rapidement menés. Personne n’a indiqué aux Bordelais qu’il était interdit de marquer des buts dégueulasses sur des contres et que chaque but devait être issu d’une action belle, bien construite et conclue par une frappe enroulée dans la lucarne. Alors ils en ont profité.

Le gaucher Trémoulinas, à la 62ème, tire du pied droit. Sa frappe, molle, est déviée par Lovren et lobe Vercoutre, déjà couché. Alors oui, Monsieur Duluc, ce but n’est pas beau, mais il est au fond. Donc il compte.

Quant au but de Diabaté, il part d’une récupération de Plasil à hauteur des 40m Bordelais et d’un débordement de Trémoulinas. Le Malien finit le travail de la tête, au milieu de 2 Lyonnais.

Dans son article, Vincent Duluc déclare que Diabaté n’aurait jamais du finir ce match à cause des coups de coudes à répétition. On peut lui accorder cela. Mais alors, que penser de Lovren, lui aussi coupable de gestes similaires ? Que penser de Dabo, dont la semelle sur la jambe de Gouffran avait autant de chance de toucher le ballon qu’un cul-de-jatte de gagner un 100m face à Usain Bolt ?

Enfin, la décision polémique de la soirée a eu lieu 2 minutes après l’ouverture du score. Lyon obtient un corner, tiré par Grenier. Sitôt le ballon parti, l’arbitre assistant lève son drapeau pour indiquer que le ballon a franchit la ligne. Le but inscrit par Lacazette est alors refusé par M. Duhamel.

À vitesse réelle, il apparait que le ballon n’est pas sorti. L’arbitre assistant a pris une mauvaise décision, comme il nous arrive à tous d’en prendre.

Mais, comme à chaque fois que cela leur arrive, les Lyonnais crient au scandale. Et certains vont jusqu’à remettre en cause l’impartialité de cet assistant, argumentant qu’il a été Président du District Gironde-Aquitaine de Football.

Ces personnes ont la mémoire courte et ne se souviennent sans doute pas des pénaltys oubliés lors de la partie de handball de Cris à Chaban-Delmas, du pénalty généreusement accordé aux Lyonnais lors du Quart de Finale Aller de Ligue des Champions, du carton rouge oublié pour Aly Cissokho, de la main de Boumsong et de la poussette de Cris sur Chamakh lors du match Retour.

Certes Bordeaux a aussi reçu de l’aide de la part des arbitres ces dernières années : but fantôme accordé par M. Varela face à Nancy, but hors-jeu validé pour Gouffran face à Brest, et j’en oublie très certainement.

Mais face à Lyon, la balance a plus souvent penché en faveur des Gones qu’en faveur des Marine et Blanc.

Le match d’hier soir remet un peu les pendules à l’heure !